Ce que Kobaitchi raconte

30 avril 2016

La Vague

Le souffle court on s'élance dans l'escalier. Il faut monter aussi haut qu'on le peut.
Il y a des gens partout, affolés. Des touristes avec leurs valises se sont arrêtés, épuisés. Résignés ils regardent par les baies vitrées la vague arriver. Certains sanglottent d'autres crient, une mère étreint la main de son fils qui pleure parce qu'elle le sert trop fort.

Encore un étage. On croise un homme épais en short et chemise à fleurs ouverte sur son torse rembourré. Il transpire à grosses goutes, éponge son front de l'arrière de la main, ce qui a pour effet de relever les mèches blondes qui le couvraient en un épis presque tendance. Il nous regarde passer la bouche entrouverte, le regard hagard.
Sans m'attarder je pose la main sur la rampe suivante et je tire dessus pour me propulser plus vite encore dans la nouvelle volée d'escaliers.
Je ruisselle de sueur, mon t-shirt me colle à la peau, mes cheveux s'accrochent à mes joues, me rentrent dans les yeux et dans la bouche. Et je cours toujours.

Encore un étage. On s'accorde une pause. Chancelants on s'approche de la baie vitrée. Il n'y a personne ici. Je pose mes paumes contre elle avant que mon front ne vienne la percuter à son tour quand le désespoir m'assaille en voyant la vague toucher le pied de notre immeuble.
Une main sur mon épaule me fait me retourner et m'entraine vers les marches suivantes.
Nous ne laissons que quelques traces grasses sur la vitre avant de disparaitre à nouveau.
Sur le palier une jeune femme appelle à l'aide, allongée sur le sol, les jambes bloquées par une horloge ancienne renversée. Nous tentons de la libérer, de soulever l'imposant meuble, le la tirer de là, mais le temps joue contre nous.
Contre toute attente nous parvenons à la dégager et l'horloge fini de s'effondrer dans un vacarme assourdissant quand nous la repoussons.
Nous abandonnons là la fille enfin libérée et avalons encore un étage ou deux.
Je reprends mon souffle sur la rambarde et vois une masse d'eau monter vers nous. Il est trop tard, la fille est toujours où nous l'avons laissée, on ne peut plus rien pour elle, on ne peut probablement plus rien pour nous non plus.
Un regard suffit et nous reprenons notre ascension. L'eau bouillonne quelques deux cent mètres plus bas et nous fatiguons. Elle monte plus vite que nous et nous aura bientôt rattrapés.

Le dernier étage apparait enfin et dans un dernier sursaut d’énergie nous enfonçons la porte du toit.
Devant nous, quelques rescapés nous regardent sortir médusés, espérant aussi que la vague nous talonnant s’arrêtera à temps.

Soudain le ciel se couvre et, en un rien de temps, une vague plus grosse et plus haute encore nous a tous balayés.

Bientôt elle s'écoule contre les murs de l'immeuble, ne révélant plus qu'un toit détrempé et vide de toute vie.

(Rêve du 31 janvier 2016)

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26 avril 2016

Geofront - Reibun Ike

geofront couvTitre : Geofront
One Shot (jusqu'à preuve du contraire)
Auteur :  Ike Reibun
Éditions : Taifu Comics
Nbre de pages : 200
Date de sortie :  16 mars 2016
Prix : 8,99€

Il en dit quoi le résumé ? 
Geofront.
Un monde souterrain dans lequel résident tous les exclus de la société.
Komugida veut quitter à tout prix les sous-sols de Geofront en s’inscrivant dans une université à la surface, mais revient finalement vivre sous terre pour travailler en tant que professeur particulier d’un jeune garçon possédant des dons de divination, du nom de Theo. Le père de ce dernier, Nagasa, est d’après lui un « tueur de la mafia » !
Une vie somme toute ordinaire pour les habitants de ces souterrains, qui tentent tant bien que mal de survivre dans un milieu hostile et exclu de la surface de la Terre.

Et moi, j'en pense quoi ?
Encore un manga que j'ai acheté en pensant avoir affaire à un yaoi alors qu'en fait pas du tout.
Bon, même si la relation entre deux des persos principaux est une perche a une éventuelle romance dans un avenir plus ou moins lointain. 

Dans ce volume nous suivons en parallèles deux histoires, celle de Komugida, Théo et Nagasa et celle de Temisun et Momoiri.
Les premiers sont un prof rêvant de la surface, son jeune élève et le père de celui ci. Nous découvrons quelques morceaux de leur vie ainsi que les circonstances ayant poussé Nagasa à s'occuper de Théo. Les seconds, un fleuriste et la sœur de son employé qui flashent l'un sur l'autre sans vraiment oser se l'avouer.

J'ai eu un peu de mal au moment du switch entre les deux histoires car elles ne sont séparées par aucune page de chapitre et que Komida et Momoiri se ressemblent vraiment beaucoup. En fait j'ai mis plusieurs pages avant de comprendre que l'on était passé à une autre histoire. Au départ je pensais qu'il s'agissait uniquement d'un flash-back nous ramenant quelques années avant, lors de la rencontre entre Komugida et Nagasa.
Je ne pense pas que la confusion ai été souhaitée, du coup j'aurais tendance à un peu blâmer les dessins pour ça.

Dessins que j'ai parfois trouvé un peu trop raides avec des actions qui ne se suivent pas toujours de façon hyper linéaire.
Si, sur la couverture, les cheveux de Nagasa sont carrément classe ce n'est pas systématiquement le cas dans les planches où je les ai trouvés un peu traité par dessus la jambe dans certaines cases. Ce qui est dommage parce que j'aime beaucoup les persos aux cheveux longs.

Pour en revenir à l'histoire, elle est vraiment sympa, où plutôt elle a le potentiel pour l'être même si elle a été un peu trop survolée dans ce tome. Je ne suis pas sur que d'autres tomes soient prévus pour l'instant et pourtant l'univers présenté à le potentiel pour tenir sur une petite série. En l'état elle est un poil compliquée à suivre par moment car on sent qu'il nous manque beaucoup d'informations pour bien nous immerger dans cet univers.
On sent que certaines concessions ont du être faites pour tout faire tenir en si peu de pages, et, comme le précise l'auteure dans une note de fin de tome, nous n'avons ici qu'une introduction aux personnages, l'histoire n'a même pas encore véritablement commencé. Enfin si, un peu tout de même, mais pas énormément. D'où mon désir de voir d'autres tomes sortir. Il y a tout un potentiel endormi dans ces pages, sur les différences de traitements entre les habitants sous terrain et ceux de l’extérieur, sur qu'est-ce-qui a amené l'humanité à vivre de la sorte ainsi que sur Théo qui n'est pas, ou plus, vraiment un enfant ordinaire, et on sent que l'auteure a encore beaucoup à nous dire sur tous ces sujets.

Alors, un tome d'introduction, pas hyper passionnant quoique suffisant pour nous donner envie d'aller voir plus loin. On espère donc une suite même si elle ne semble pas actuellement sur les rails.

En résumé :
Point positif :
Un univers avec beaucoup de possibilités.
Point négatif : C'est reellement un tome d'introduction, on en veut plus !

Critique publiée initialement sur Yatta Fanzine.

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25 avril 2016

Gagnez le tome un de Save me Pythie !

Hey, bande de Minipouss géants !

Comme vous l'avez peut-être vu sur la photo que j'ai postée sur FB en revenant de mes courses spéciales 48h BD j'ai acheté, non pas un, mais deux tomes de Save me Pythie.
Et comme je n'ai pas vraiment d'utilité à les garder tout les deux je vous en offre un grâce à un petit concours.

Pour participer c'est extrêmement simple, il suffit de remplir ce rapide questionnaire.

pythie

Quelques informations utiles :
Il est ouvert au monde entier.
Vous inscrire à la newsletter vous permettra de gagner une chance supplémentaire.
Le partage n'est pas obligatoire pour participer mais grandement apprécié.
Le concours prendra fin le 30 avril à minuit.

Si vous voulez connaître mon avis sur ce manga c'est par là que ça se passe.

Bonne chance à tout.e.s. 

 

Pour celleux qui auraient raté la photo

 

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23 avril 2016

Hiyokoi tome 1 - Moe Yukimaru

hiyokoi t1Titre : Hiyokoi
Tome 1 
Série terminée en 14 tomes
Auteur :  Moe Yukimaru
Éditions : Panini Manga
Nbre de pages : 192
Date de sortie :  4 juillet 2012

Il en dit quoi le résumé ? 
D’un côté, prenez Hiyori, une jolie lycéenne craintive et hyper-sensible. Du haut de ses 1m40, elle retourne courageusement en classe après un an d’absence (elle a été hospitalisée suite à un grave accident). De l’autre, le très populaire Hirose. Apprécié de tous ses camarades, il domine le lycée de ses 1m90. Mettez-les dans la même classe et vous obtiendrez un joli petit couple que tout sépare. Le jour et la nuit ! Voilà un shôjo marrant et dynamique, un petit chef-d’œuvre qui restera dans le cœur des lecteurs.

Et moi, j'en pense quoi ?
Hiyori, lycéenne extrêmement timide, commence son année scolaire avec plusieurs mois de retard à cause d'une hospitalisation. Une de ses particularités, en plus d'être très timide, est qu'elle est excessivement petite.
Le jour de sa rentrée elle fait la connaissance d'un garçon qui, lui, est au contraire vraiment très grand et qui s'avère rapidement être son voisin de classe. De nature joyeuse et sociable ce dernier est très populaire et très  vite Hiyori va en tomber amoureuse. Reste à savoir comment elle va pouvoir le faire comprendre à cet énergumène qui refuse systématiquement les demandes de toutes les filles de l'école. Y aurait-il une autre personne dans son cœur ou ne voit-il juste pas d’intérêt à sortir avec des filles dont il n'est pas amoureux ?

N'étant pourtant pas plus adepte que ça des histoires d'amour trop simple (sous entendu où la trame de l'histoire ne sera guidée que par ça) j'ai trouvé que c'était un petit shojo tout mignon, pas révolutionnaire mais agréable à lire.
Hiyori est attachante, tout comme les quelques personnages qui gravitent autour d'elle, que ce soit ses copines ou son nouvel amoureux.
La dernière page nous laisse avec une question en suspens et un nouveau personnage dont on ne sait pas encore vraiment si on va l’aimer ou le détester.
Sans entrer dans les séries que je suis avidement j'en lirais tout de même la suite avec plaisir.

En résumé :
Point positifs : 
Un trait très classique mais plutôt cute
Points négatifs : Si on omet la différence de taille entre l’héroïne et le héro nous avons ici une histoire d'amour très habituelle

22 avril 2016

Les p'tits diables tome 1 - Olivier Dutto

les ptits diables duttoTitre : Les p'tits diables
Tome 1 
Série en cours (20 tomes sortit actuellement)
Auteur :  Olivier Dutto
Éditions : Soleil
Nbre de pages : 52
Date de sortie :  28 avril 2004 pour la première édition, 1 avril 2016 pour celle ci

Il en dit quoi le résumé ? 
A ne manquer sous aucun prétexte... Les aventures drôles à souhait de deux p'tits diables imaginatifs ! Mais pourquoi les filles sont-elles si différentes des garçons ?! Tom vient tout juste de le découvrir... Les filles sont en réalité des aliens envoyés sur la planète Terre pour l'envahir. Et leur chef, Nina, n'est autre que sa grande sœur ! Évidemment, personne ne le croit. Mais peu importe, il fera tout pour la démasquer... Seulement voilà, les zombies, les fantômes, les serpents de toilette et l'horrible voisin cannibale Jo sévissent eux aussi. Tom finira-t-il par s'unir à son ennemie jurée pour combattre ses autres adversaires ?

Et moi, j'en pense quoi ? Des gags sur un frère et une sœur qui se détestent (ou presque) et font tout leur possible pour rendre la vie de l'autre insupportable. Un thème universel qui devrait parler aux enfants de familles plus ou moins nombreuses.
Personnellement, mes frères étant de 10 et 13 ans plus vieux que moi j'avoue que je retrouve assez peu de ma propre jeunesse dans cette BD. Ce qui explique peut-être pourquoi j'ai eu un peu de mal à m'en imprégner.

Une seule des planches m'a vraiment fait rire de bon cœur (la 38, page 36, pour celleux qui auraient l'album chez elleux), pour les autres mon opinion est plus mitigée.
Certains gags sont intéressants. Les petites vacheries qu'on peut se faire au sein d'une fratrie sont une source d'inspiration potentiellement inépuisable et dedans il y a forcément de bonnes idées mais la méchanceté des bambins entre eux m'a parfois semblé un peu trop exacerbée.
Les deux personnages principaux, le frère et la sœur, si vous avez suivit, sont donc parfois amusants mais aussi souvent insupportables, cruel.le l'un.e envers l'autre et parfois un peu débile.
Les dessins sont simple mais énergiques. Le design des persos on accroche ou pas, perso je ne suis pas hyper fan mais ça passe quand même assez bien dans l'ensemble.

On n'échappe hélas pas à quelques clichés sur les filles et les garçons, c'est dommage mais ce tome remonte à plus de 10 ans, ça a peut-être évolué avec le temps.

Je pense que le titre plaira tout particulièrement aux enfants et pré-ado. C'est un peu trash, méchant, cradingue, iels devraient adorer. Par contre, parents méfiez vous, vos charmantes (ou pas) têtes blondes (ou pas) pourraient bien y trouver quelques idées pour vous rendre la vie encore plus infernale.

En fait, plutôt que de lire un deuxième tome des p'tits diables  je crois que je préférerais tester l'un des deux tomes de Grippy. Une série du même auteur et plus centrée sur le chat de la famille. Affaire à suivre lors des prochaines 48H BD ?

En résumé :
Point positifs :
Plaira aux enfants de par les thèmes abordés et la façon dont ils le sont.
Points négatifs :
Pourrait être plus drôle.


18 avril 2016

Arsène Lupin. Le diadème de la Princesse de Lamballe - Takashi Morita

arsene-lupin-tome-1Titre : Arsène Lupin. Le diadème de la Princesse de Lamballe
Tome 1 
Série en cours (3 tomes sortit actuellement)
Auteur :  Takashi Morita
Éditions : Kurokawa
Nbre de pages : 256 
Date de sortie :  12 novembre 2015

Il en dit quoi le résumé ? 
Cette histoire se déroule en pleine Belle Époque, nom correspondant à la période du début du XXe siècle en France. Les populations d'alors se passionnaient pour les très ingénieuses méthodes d'un voleur de génie ... Arsène Lupin.

Et moi, j'en pense quoi ? Je crois que j'ai un problème avec le personnage d'Arsène Lupin.
Il m'était déjà apparu comme très antipathique dans Lupin contre Herlock Sholmés, lu l'année dernière ou celle d'avant, et cette fois encore je me suis vue à plusieurs reprises espérer que Ganimard réussisse à le mettre sous les verrous.
Néanmoins, contrairement au roman, cette adaptation m'a laissé un sentiment un peu plus mitigé.
Alors, certes, Lupin apparait comme un personnage égocentrique, imbu de sa personne et égoïste pendant, on va dire, une bonne moitié de tome mais ce qui le sauve c'est la façon dont il est décrit dans la seconde moitié.

Mais avant d'y venir revoyons un instant le résumé.
Nous sommes tout d'abord introduit dans le château de Charmerace appartenant aux Gournay-Martin, une famille de nouveaux riches, et dont la fille, Germaine, est sur le point d'épouser le duc de Charmerace tout juste rentré d'un voyage de 7 ans à l'étranger.
Cette famille, qui a déjà fait les frais d'une rencontre avec Lupin il y a quelques années, se voit à nouveau annoncer la venue du gentleman cambrioleur qui en a cette fois après un diadème à l'histoire mouvementée.
S'en suivra une course contre le bandit pour mettre le précieux bijoux à l'abri et un déploiement policier aussi important que le permet la réputation du cambrioleur.

Sauf que je dois être irrémédiablement du coté de la justice car j'ai frémi lorsque l'inspecteur Ganimard comprend qu'il est en présence d'Arsène Lupin et j'ai trouvé passionnante la joute verbale à laquelle ils se sont livrés alors que tout deux étaient pratiquement certains que l'inspecteur avait enfin compris la supercherie.

Comme on s'en doute, sinon il n'y aurait pas de tome 2, Lupin s'en sort, et dans un premier temps je n'ai pas pu m’empêcher d'être frustrée par cette sortie. Or c'est précisément à cet instant qu'une chose inattendue s'est produite. Le Lupin froid, désagréable et calculateur a laissé place, l'espace d'un instant, à un personnage plus profond, avec ses faiblesses et un passé à potentiel. Alors que je pestais contre le fait qu'il s'en soit sorti indemne j'ai finalement souri lors de sa fuite.

Alors bien sur ce qui est énervant avec ce personnage c'est qu'il a toujours un coup d'avance sans qu'on ne sache trop comment, qu'il est entouré de portes dérobées et qu'il soit capable de se grimer en n'importe qui en 4 secondes et demi. Mais tout ces défauts sont a imputer à son créateur, Maurice Leblanc, et non au magaka qui signe ici l'adaptation, Takashi Morita.

Aussi d'accord, Lupin vole aux riches, ce qui n'est pas encore trop grave, mais en aucun cas il ne redistribue aux pauvres. Ce n'est pas un Robin des Bois mais un opportuniste et la façon dont il est représenté ne laisse pas a penser qu'il est meilleur que les gens qui vole puisqu'il apparait comme aussi égoïste et orgueilleux qu'eux.
C'est un personnage qui, pour ce que j'en sais, manque de profondeur et pour lequel il est difficile d'avoir de la sympathie, d'où la grosse réussite de ce manga qui y parvient tout de même sur la fin.

Le tome 2 doit retracer précisément l'aventure qui m'a fait détester ce personnage, Arsène lupin contre Herlock Sholmés, du coup je ne sais vraiment pas si je la lirais. Surtout qu'elle se déroule avant celui ci et que le risque d'y retrouver un Lupin qui a perdu ses quelques cotés agréables est grand.

Coté dessin le manga est sympathique sans non plus être exceptionnel. Les personnages sont expressifs et c'est au fond tout ce qu'on leur demande.

En résumé :
Point positifs :
Montre une autre facette de Lupin. Laisse entrevoir la possibilité qu'il ne soit pas qu'un égoïste égocentrique.
Points négatifs :
La façon qu'a Lupin de s'en sortir et qui ne repose jamais sur rien.

17 avril 2016

La Vague - Audiobook en écoute gratuite - courte nouvelle

Hey, bande de zèbres en salopette !

la vague reveVoilà la nouvelle histoire contée.
J'ai l'impression que cette petite pause a été bénéfique, je donne l'impression d'être plus à l'aise, non ?

En tout cas on va reprendre le rythme d'une vidéo toutes les semaines (ou toutes les deux semaines, je ne suis pas encore sur).
J'espère que ça vous fait plaisir.

Ce coup ci elle est inspirée d'un rêve datant de fin janvier. La version à lire arrive d'ici la fin du mois sur le blog.

Comme d'habitude j'attends vos retours.
Et n'oubliez pas de vous inscrire à la chaine pour pouvoir écouter les histoires en avant premières.

 

 

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15 avril 2016

Save Me Pythie tome 1 - Elsa Brants

save me pythie 1Titre : Save Me Pythie
Tome 1
Série en cours (4 tomes sortis)
Autrice:  Elsa Brants
Éditions : Kana
Nbre de pages : 192
Date de sortie :  1er avril 2016 pour cette édition. 20 juin 2014 pour la première.

Il en dit quoi le résumé ? 
Y a-t-il un oracle pour sauver le héros ? Dans la Grèce antique, Pythie est frappée d'une malédiction: elle ne pourra prédire que des catastrophes et personne ne la croira. A part peut être Xanthe, fils caché de Zeus qui va de catastrophe en catastrophe (de Charybde en Scylla à l'époque) sous les coups rancuniers de Héra.

Et moi, j'en pense quoi ? Je dois admettre que la couverture ne me plaisait pas des masses et que je n’espérais pas grand chose de ce manga français.
Les dessins assez old school et le pitch ne m’excitaient pas beaucoup plus et c'est finalement sans grande motivation que j'ai entamé ce premier tome...

Par chance la plupart de mes appréhensions ont rapidement été balayées.
Commençons par parler du dessin. S'il est effectivement  un peu retro il a le mérite d'être très énergique et expressif. Ainsi on s'habitue très vite à son coté old school, pire, il semble rapidement en adéquation avec l'histoire se déroulant en Grèce Antique et bien vite on ne trouve plus grand chose à lui reprocher.

Dans ce premier tome nous faisons la connaissance de Pythie, notre héroïne, frappée d'une malédiction lui permettant de prédire les catastrophes à venir sans que jamais personne ne la prenne au sérieux, et Xanthe, fils illégitime de Zeus et héro en devenir, enfin, ça c'est ce qu'il aimerait bien.

A elleux deux iels vont partir sur les routes pour tacher de faire de Xanthe un héro en lui évitant un maximum les bricoles auxquelles il est habitué mais qui pourraient bien, un jour, lui couter la vie. Et pour ça le nouveau don de Pythie va s’avérer plutôt utile.
Plusieurs personnages vont s’immiscer dans leur aventure, tantôt pour les aider comme Zeus qui veille en cachette sur son fils ou Cassandre, une petite vieille qui les sortira de quelques mauvais pas, et tantôt pour leur mettre des bâtons dans les roues,comme le sphinx et son énigme ou Thésée, sa jupette et sa permanente, qui va, semblerait-il, lui aussi, avoir un petit coup de cœur pour la jolie Pythie et tenter de la mener loin de Xanthe.

Vous l'aurez compris, il s'agit là d'un manga humoristique qui ne se prend pas toujours très au sérieux et qui atteint parfaitement son but : Nous faire passer un bon moment, le sourire aux lèvres.

C'est une excellente surprise, surtout pour un titre dont je n'attendais à priori rien.

J'ai aussi beaucoup aimé les bonus sous forme de discutions entre l'autrice et ses personnages ainsi que les fiches récapitulatives sur les héros et héroïnes mythologique présent.e.s dans ce premier tome.

En résumé :
Point positifs : 
Une petite bouffée de bonne humeur avec des personnages sympa qui ne demandent qu'à donner tout ce qu'ils ont dans les prochains tomes.
Points négatifs : Les dessins un peu vieillots qui peuvent rebuter au premier abord.

14 avril 2016

L'homme qui tua Lucky Luke - Matthieu Bonhomme

l homme qui tua lucky lukeTitre : L'homme qui tua Lucky Luke
Auteur :  Matthieu Bonhomme
D'après un personnage et un univers de Morris
Éditions : Dargaud
Nbre de pages : 64 
Date de sortie :  1er avril 2016 

Il en dit quoi le résumé ? 
L'Hommage de Matthieu Bonhomme à Morris. Par une nuit orageuse, Lucky Luke arrive dans la bourgade boueuse de Froggy Town. Comme dans de nombreuses villes de l'Ouest, une poignée d'hommes y poursuit le rêve fou de trouver de l'or. Luke souhaite y faire une halte rapide. Mais il ne peut refuser l'aide qui lui est demandée : retrouver l'or dérobé aux pauvres mineurs du coin la semaine précédente. Avec l'aide de Doc Wesnedsay, Lucky Luke mène une enquête dangereuse, car il est confronté à une fratrie impitoyable qui fait sa loi à Froggy Town, les Bone...

Et moi, j'en pense quoi ? Aujourd’hui je peux vous le dire, je n'ai jamais été extrêmement fan de Lucky Luke. En toute logique le titre de cet album devait avoir une portée bien moindre sur moi que sur quelqu'un qui a grandit avec ce héros.
Pourtant ce titre justement, et cette couverture hyper classe, m'ont quand même donné envie de lui laisser sa chance.

Enfin, quand je dis pas extrêmement fan ça ne veut pas dire que je ne l'aimais pas, juste que j'ai du lire une ou deux des ses aventures à tout casser.
Rien de personnel donc, juste un manque d’intérêt. Malgré la présence de Jolly Jumper.
Pourtant des Rantanplan ça j'en ai lu un paquet, tout ceux qui passaient à ma hauteur. Allez comprendre la logique dans l'esprit d'un enfant de dix ans.

Pour en revenir à ce qui nous intéresse, l'ambiance de cet album est clairement plus sombre que ce dont je me souviens des anciens titres. On verra assez peu Luke sourire, on le sent fatigué et un peu las. Je m'attendais même à le voir refuser la mission qui allait lui être confiée. Mais non, il ne va pas se faire prier pour se mettre à la recherche du méchant et se faire quelques ennemis au passage. Même rendu bourru par les années Lucky Luke est et reste un héro.

Graphiquement il faut quelques pages pour s'habituer aux dessins. Pas qu'ils ne soient pas beaux, loin de là, c'est juste le temps nécessaire pour nous permettre d'encaisser le changement entre l'avant et le présent.
Mais une fois la transition digérée on doit bien admettre que les dessins claquent et c'est un plaisir de revenir dessus un fois l'album terminé. Les ambiances sont excessivement bien rendues, que ce soit la nuit pluvieuse ou le duel au soleil on entre dans la scène sans aucune difficulté.

Je n'ai pas très envie d'en dire plus pour vous laisser le plaisir de découvrir l'histoire par vous même comme je l'ai fait, sans même un résumé digne de ce nom, juste en vous fiant à la couverture et au titre.

En résumé :
Point positifs :
Très belle édition un peu plus large et haute qu'une BD normale, plus fournie aussi.
Points négatifs : Une histoire plus sombre et donc un risque de ne pas plaire aux vieux de la vieille

11 avril 2016

Ceci n'est pas un livre - Jean Jullien

ceci n'est pas un livreTitre : Ceci n'est pas un livre
Auteur :  Jean Jullien
Éditions : Phaidon
Nbre de pages : 32
Date de sortie :  22 avril 2016
Prix : 9,95€
De 2 à 6 ans

Il en dit quoi le résumé ? 
Ceci n’est pas un livre, c’est un ordinateur portable, des mains pour applaudir, une boîte à outils ! Chaque double-page représente quelque chose de totalement différent, pour inciter le jeune lecteur à voir les choses d’un autre oeil. En tournant la page pour découvrir un clavier de piano, il s’imaginera pianiste ; en tournant à nouveau la page, il découvrira un monstre la bouche grande ouverte et voudra croquer tout ce qui l’entoure avec le livre ! Le résultat va bien au-delà des pages de ce livre avec l'idée d'amener l’enfant à porter un regard créatif sur les objets quotidiens.

Et moi, j'en pense quoi ? Ceci n'est pas un livre.
Mais une gueule de monstre grande ouverte, un clavier d'ordinateur, des mains à frapper l'une contre l'autre en fermant et ouvrant rapidement le livre pour les faire applaudir, une salle de théâtre, un piano, etc.

Ce n'est pas un livre mais ça y ressemble quand même. D'après moi il aurait aussi pu s’appeler "Ceci n'est pas une histoire" puisqu'il en renferme finalement un nombre infini qui ne demandent qu'à être inventées par les jeunes lecteur.ice.s.
Plus qu'un livre il s'agit davantage d'une invitation à ouvrir son imaginaire et à la création.

Au niveau de l'objet lui même, on part sur un bon format A5 avec des pages très épaisses, idéales pour les petites mains barbares.
Les dessins sont très simples aussi bien dans leurs traits que dans la coloration en aplats.

Un non livre donc, qui n'aura pas grand intérêt pour les plus grands qui le feuilletteront puis le déposeront dans un coin mais qui saura passionner les plus petits en les invitant à imaginer plein d'histoires au fils des pages et surtout à les mettre en scène.

Mes pages préférées : La tente, qui demande de poser le livre en V retourné pour la voir dans le bon sens et la porte qui s'ouvre avec d'un coté l'arrière du chat entrain d'entrer dans la chatière et de l'autre l'avant du chat entrain d'en sortir.

L'avis de M, 9,5ans : C'est bien sauf une page que je ne comprends pas.
Note : La page en question représente des fesses, et elle a fini par comprendre.
En revanche elle n'a vraiment pas beaucoup joué avec le livre, elle est déjà trop grande, je pense. C'est vraiment réservé aux tou.te.s petit.e.s.

En résumé :logoalbums2016s
Point positifs : Invite à créer des histoires. Désacralise l'objet livre en donnant la possibilité aux très jeunes non-lecteurs de jouer avec lui comme avec n'importe quel autre jouet.
Points négatifs : Je n'accroche pas vraiment aux dessins mais c'est vraiment une question de gout.

Livre lu dans le cadre du challenge Je lis aussi des album 2016

 Merci aux éditions Phaidon et à Babelio pour m'avoir permis de le découvrir en AP.